Vous êtes bien assis ? Ne le restez pas trop longtemps ! La société britannique Fellowes a publié un rapport assez alarmiste sur la santé des employés de bureau. Zoom sur les (nombreuses) causes et les solutions pour améliorer la qualité de vie au travail des salariés sédentaires.

On pourrait penser que le travail de bureau génère moins de problèmes de santé qu’un travail physique ou manuel. A court terme peut-être, mais les effets à long terme de mauvaises pratiques de la sédentarité sont bien réels : dos courbé, prise de poids, gonflement des jambes et varices, troubles musculo-squelettiques, strabisme, anxiété…

La société britannique Fellowes a publié un rapport intitulé « Le collègue du futur », sur la santé des employés de bureau.

Le document, réalisé par un groupe d’experts, liste les mauvaises habitudes prises sur les postes de travail sédentaires, et les conséquences physiques et morales de ces pratiques. Et en s’appuyant sur ce rapport, Fellowes a présenté le 23 octobre dernier un mannequin représentant une salariée sédentaire : nommée Emma, elle porte tous les maux cumulés en 20 ans de travail assis (voir vidéo ci-contre).

Les sources de maladies au bureau

La position assise au quotidien

La numérisation des données et l’utilisation des ordinateurs évitent désormais de se déplacer de bureau en bureau avec des dossiers et documents : cela renforce depuis plusieurs décennies la sédentarité des employés de bureau. Rester assis sans bouger devant un écran durant plusieurs heures, et ce 5 jours par semaine, devient habituel. Rien que ce mode de vie génère de nombreuses maladies : maux de tête, fatigue visuelle, syndrome du canal carpien dû aux mouvements répétés des mains sur les claviers, etc.

 

Une mauvaise qualité d’air

Une mauvaise ventilation ou climatisation des bureaux, mêlés à la libération de toxines issues de certains matériaux, entraînent également des problèmes de santé, allant jusqu’à des maladies pulmonaires. Le syndrôme du bâtiment malsain (« Sick Building Syndrome », SBM), associant des sensations d’irritation des yeux, de la peau et de la gorge, et des maux de tête, disparaissant lorsque l’on sort des bureaux.

 

Lumière artificielle : attention au sommeil

L’éclairage artificiel peut aussi jouer sur la qualité du sommeil des employés : le rapport de Fellowes indique que « les employés occupant des bureaux éclairés artificiellement dorment 46 minutes de moins par nuit que ceux qui disposent de fenêtres » !

 

Le stress, des effets néfastes pour le salarié mais aussi pour l’entreprise

Objectifs à atteindre, horaires élargis, réduction de personnel, relation entre collègues… On ne présente plus les causes du stress.

« 18% des travailleurs européens déclarent souffrir de stress au travail chaque jour, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2017 », remarque le rapport de Fellowes.

Et les sources de stress sont aussi multiples que les conséquences : eczéma, fatigue, maux de tête, problèmes intestinaux, maladies cardiovasculaires, dépression…  Au Royaume-Uni, c’est plus de la moitié des journées de travail (57%) qui sont perdues à cause de ces maladies. Un vrai sujet en entreprise !

Des solutions existent pour prévenir le stress au travail : méditation, feng shui, huiles essentielles, et autres méthodes douces.

Employés de bureau : quelques statistiques

  • Les employés français passent un tiers de leur journée assis.
  • Les douleurs lombaires (mal de dos) touchent deux tiers des employés en France et coûtent un milliard d’euros par an aux entreprises.
  • Le syndrome de la vision artificielle ou « computer vision syndrome » (dû à trop de temps devant les écrans) touche entre 64% et 90 % des employés de bureau dans le monde.
  • Un quart (24 %) des employés sont dans un état « d’hyper stress », un niveau d’anxiété mettant en péril leur santé
  • Les travailleurs français ne prennent plus que 22 minutes pour déjeuner, contre 1h30 il y a 20 ans

Les bureaux assis-debout, une solution pour augmenter la santé (et la performance) des salariés ?

D’après l’INRS (L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), « moins on bouge, plus c’est pénible », qu’on soit assis ou debout. L’idéal est ainsi de pouvoir varier les positions, quand cela est possible.

Une tendance arrive en force depuis quelques années en Europe : le bureau assis-debout. Il permet comme son nom l’indique d’alterner, grâce à un bureau à hauteur réglable, entre position assise et debout.

En 2011 déjà, les salariés de Facebook et d’entreprises de la Silicon Valley utilisaient en masse ce type de poste.